jeudi 30 octobre 2008

Au-dessus du lac

Ce matin, on s'est réveillés avec une petite couche de neige sur les montagnes autour de nous. En plus, le soleil brillait qui nous a tenté d'aller nous balader. Du coup, on est partis pour faire un tour du lac du Bourget. Ça fait un drôle d'effet de voir le lac d'une certaine hauteur. Si vous regardez bien dans la photo (ci-contre) vous verrez le Grand-Port à Aix-les-bains où se trouve le Bobato.


la vue sur les Chartreuses depuis la fenêtre de la cuisine

au-dessus du Lac du Bourget, vue sur l'aéroport

dimanche 26 octobre 2008

Petite navigation au lac pour bien terminer le mois


Travaux du jour

Aujourd'hui j'ai terminé une trappe dans le petit coffre tribord. Autrefois, ce coffre abritait une batterie de 70 amp. Le plateau qui tenait bien en place la batterie avait déjà bien vécu une trentaine d'années. Il était donc temps de le remplacer. Pour ce faire, un morceau de contreplaqué et quelques vises inox.


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dimanche 19 octobre 2008

Une sortie entre amis

Aujourd'hui, nos amis Edelistes d'Annecy (Pascal, Fabienne, Marine, et Fanny) sont venus à bord le Bobato pour profiter du soleil du mois d'octobre. Un des derniers week-end de beau temps... C'était une belle promenade en famille et entre amis. Le vent soufflait tout doucement, assez pour faire avance le bateau. Les enfants se sont installées sur le pont et les deux skippers accompagnés de leurs chéries installés dans le cockpit. J'ai mis l'autopilot en route (un nouveau pilot de dernier cri, le ST Pascal J), très efficace et un pilot qui gère tout changement de bord. Merci Pascal!

Voilà, les deux skippers (Robert et Pascal)

Un cours de cuisine à bord de Bobato pour le 4h

vendredi 29 août 2008

Retour au lac

Ahhhhh... c'est fini les vacances à la mer. Avant hier, j'ai sorti le bobato du port de l'Estaque. Et voilà, il retrouve son petit lac doté de vents thermiques (la traverse) en fin d'après-midi. C'est quand même un paradis, non?




Je ne suis pas le seul à profiter du cadre magnifique!

mercredi 27 août 2008

Les tracés

Voici l'image des tracés GPS de notre croisière. En tout, on a parcouru environ 160 milles nautiques.


mardi 26 août 2008

Le Bobato qui vole!

Eh voilà, on prépare pour remonter en Savoie. Ça fait toujours drôle de voir le bateau en plein vol.

lundi 25 août 2008

Le periple en photos

Les voici! Les clichés de notre périple en Méditerranée pendant le mois d'aout 2008. Vivement l'été prochain pour la deuxième édition.

Eva est partie hier matin en TGV pour remonter en Savoie. Le boulot l'appelle.. Moi, je me retrouve tout le seul sous le soleil à l'Estaque pour démâter et préparer le bateau pour le retour. Hier, j'ai pris la barre pour la dernière navigation entre le Vieux Port et le port de l'Estaque. Une petite traversée de 4 milles sous un vent calme. Ah... quel mois de rêve!

jeudi 21 août 2008

Mouillage de Port Pomègues

Le mouillage de Port Pomègues fait partie de nombreuses calanques sur la cote sud des iles du Frioul en face de Marseille. On était vraiment étonnés de la beauté de ce petit coin charmant qui est si près de Marseille. Un mouillage offrant un abri presque total où on peut mouiller par 5-8m de profondeur. L'eau est tellement limpide que j'ai pu voir l'ancre posée sur le fond de sable et d'herbe. Du fait que ce coin est très fréquenté, vu la proximité de Marseille, assurez-vous que vous ne serez pas seuls, surtout en journée. Le soir, on avait remarqué même pas une dizaine de bateaux mouillés à coté de nous. C'était tout bonnement une nuit paisible et reposante. Le lendemain, je me suis réveillé pour vérifier l'ancre et j'ai vu une véritable carte postale devant mes yeux. Quelle merveille!


Port Pomègues, vue de haut

Et la fameuse carte postale



Un tour panoramique du mouillage

mardi 19 août 2008

La grande traversée: Sanary à Marseille

Ah... c'est bientôt la fin des vacances et de notre croisière en Méditerranée. Nous avons quitté la tranquillité du port à Sanary-sur-Mer pour remonter à Marseille. Au départ, j'envisage le retour en une seule escale, avec un mouillage dans l'une des calanques à mi-chemin. Ça nous ferait une quinzaine de mille à parcourir, pour chaque partie donc une demi-journée de navigation sur deux jours. On regarde les prévisions météo pour les heures à venir, dans notre zone de navigation donc un vent S/SE force 2-3 dans la matinée, puis S/E force 3-4 vers 12h jusqu'au soir, changeant N/NO force 5-6. Alors, ce n'est pas forcément le vent idéal au mouillage vu que les calanques sont très peu abritées par vent S/SE/E. Il faudra voir une fois sur place... il s'avère que les roulis rendront la tenue au mouillage instable sans parler du fait que ça ne plaira à Eva. Le plan B, c'est de s'arrêter dans le port de Cassis à l'improviste encore une fois. Avec un peu de chance, on nous calera sur le quai comme précédemment. Et au pire, le plan C... et bien c'est de tirer des bords jusqu'à Marseille. Finalement, nous adoptons le plan C. Soyons fous! Nous sommes jeunes.

Eva qui garde toujours le sourire, enfin on vient de partir...

Une fois sous voiles au large de Sanary, le Bobato atteint une bonne vitesse de croisière grâce un vent de travers de 7-9 nœuds. Je ne change pas de bord pendant une bonne heure. Je remarque que le cordage dans le tambour de l'enrouler a sauté du tambour. Du coup, la corde s'est enroulée à l'extérieur qui nécessite une intervention de ma part. Je m'installe donc à l'avant bien calé sur le pont afin de régler les nœuds. Hélas, je suis obligé d'enlever tout le cordage de l'enrouleur. Au bout, 5 minutes je réussis à tout remettre en ordre. La leçon tirée de cette histoire. Eh bien, surveillez bien le tambour et enroulez doucement qu'on envoie le génois. Rien de grave mais à éviter quand le vent est fort et la mer déchainée. J'ai eu de la chance, je me bronzais tranquillou...

Un petit vent arrière

Peu de temps après, avant l'arrivée dans la baie de la Ciotat le vent change direction (vent E) et s'affaiblit. Le Bobato ralentit avec le vent arrière. J'en profite pour passer le génois à bâbord, donc les voiles en ciseau. Nous avançons à 4 nœuds tout doucement jusqu'à la baie de la Ciotat. Puis, quelques milles plus loin, je vire de bord pour pouvoir traversée la baie de la Ciotat d'un seul coup. Le vent forcit un peu qui nous aide à gagner du terrain.


On entre dans la baie de la Ciotat

Mais au niveau de la calanque de Figuerolles, c'est la pétole... Je suis obligé de virer plusieurs fois afin d'atteindre la baie de Cassis. Eva et moi discutons la possibilité d'aller plus loin plutôt que de tenter la chance au port de Cassis. Du coup, c'est parti pour les calanques. En entrant dans la baie de Cassis, on regagne de la vitesse et le vent nous emporte jusqu'au niveau des calanque d'En Vau et de Port Pin. Puis, la pétole encore une fois...

Près de l'entrée des calanques d'En Vau et Port Pin

J'allume le moteur car on se fait secouer dans les sens par les roulis. J'enroule le génois mais je laisse la grand-voile. Le but c'est d'atteindre la calanque de Morgiou pour passer la nuit. Nous continuons au moteurs pendant une bonne demi-heure. Je vois l'entrée de Morgiou qui est très large et ouverte aux vents S/SE/E. En l'occurrence, il y a un SE qui se fait sentir quand nous entrons dans la calanque pour tenter un mouillage. On remarque qu'il y a très peu de bateaux au mouillage. Ca nous permet de trouver une bonne place pour jeter l'ancre. Je manœuvre le Bobato à un endroit où on a 8m de profondeur. Eva prend la barre et s'occupe du moteur pendant je descends l'ancre. Une fois l'ancre est posée sur le fond je regagne le cockpit pour voir on a une bonne tenue. A priori, tout me semble OK... On surveille le mouillage en prenant quelques relèvements au compas et à l'aide du GPS. Mais au finale, nous décidons d'abandonner le mouillage car je n'ai pas confiance en la tenue de l'ancre du simple fait que les roulis arrivent de façon importante dans la calanque. Nous n'allons pas passer une bonne nuit au mouillage. C'est sûr! Du coup, on fait le nécessaire pour quitter le mouillage de Morgiou. Ce ne sera pas pour cette fois-ci...

Sortant de la calanque de Morgiou

En ce moment, je demande à Eva si elle se sent capable d'aller jusqu'à Marseille au cas où on ne trouverait pas de mouillage confortable dans les calanques. Elle me dit, soyons fous! Enfin, soyons prudents avant tout. C'est donc ce que nous décidons de faire après avoir passé dans la calanque de Sorimou, là où nous avions déjà passé la nuit. C'est toujours la même histoire. La calanque est trop exposée au vent S/SE/E. Je le sens mal. Tant pis, je mets le cap sur Marseille (toujours au moteur) et cette fois-ci pour gagner du temps, je choisis le passage étroit de l'ile Maire pour regagner la Rade de Marseille. Je vérifie à plusieurs reprises sur la carte ainsi que sur le GPS que le passage sera praticable. Sur la carte, à l'endroit où on franchit le passage, le fond est à environ 2,5m. En principe, il n'y aura pas de soucis vu mes 1,42 de tirant d'eau... De toute façon, j'avais déjà vu pas mal de bateaux emprunter ce raccourcit. Nous traversons encore une fois le Plateaux des Chèvres, l'endroit à haut fonds. Ça m'impressionne toujours de voir le fond défilé sous le bateau. A environ 0,5 mille du passage de l'ile Maire, j'aperçois un voilier qui rentre dans le passage. C'est parfait, ça me donne l'occasion de voir comment m'y prendre. Enfin, c'est à nous... Je suis toujours au moteur et sous grande-voile en entrant dans le passage. Nous avons un vent arrière qui nous pousse mais je laisse le moteur allumer tout de même. Disons que je savais que nous entrons dans une zone à haut fonds, mais quand on regarde le sondeur affiché 15m, puis 11m, puis 9m, puis 6, 5, 4, 3, et enfin 2,6m sur une distance d'une cinquantaine de mètres et en même d'autres bateaux arrivent dans le contre-sens, ça fait hérisser les poils! Mais immédiatement après avoir franchit le passage, on voit les chiffres affichés sur le sondeur qui augmentent. 3, 4, 7, 9, 13m ainsi de suite... Ouf! C'est magnifique car nous sommes dans la Rade de Marseille, à 7 milles du terminus, et la mer est très calme et le vent arrière nous fait bien avancer! On sent vraiment un calme dans l'air et même chez nous. Eva me propose un gouter pour le 4 heure car elle a finalement envie de grignoter un bout! Nous mettons encore une petite heure pour arriver au Vieux Port. Il est vers 18h et il ne restent plus beaucoup de places sur le ponton d'accueil. Heureusement, le Bobato se cale toujours bien. Soulagés et fatigués de notre traversée, je propose à Eva de diner en ville ce soir. Bien sûr, nous retournons manger des moules frites!

Les iles près de Riou

Entrant dans le passage de l'ile Maire (notre position: 43°12'46.84"N, 5°20'19.23"E)

De l'autre coté du passage (raccourci), l'ile Maire

Dans la Rade de Marseille



Enfin, c'est calme!

L'une des dernières places pour la nuit

Notre position: 43°17'37.12"N, 5°21'52.05"E