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lundi 25 août 2008

Le periple en photos

Les voici! Les clichés de notre périple en Méditerranée pendant le mois d'aout 2008. Vivement l'été prochain pour la deuxième édition.

Eva est partie hier matin en TGV pour remonter en Savoie. Le boulot l'appelle.. Moi, je me retrouve tout le seul sous le soleil à l'Estaque pour démâter et préparer le bateau pour le retour. Hier, j'ai pris la barre pour la dernière navigation entre le Vieux Port et le port de l'Estaque. Une petite traversée de 4 milles sous un vent calme. Ah... quel mois de rêve!

jeudi 21 août 2008

Mouillage de Port Pomègues

Le mouillage de Port Pomègues fait partie de nombreuses calanques sur la cote sud des iles du Frioul en face de Marseille. On était vraiment étonnés de la beauté de ce petit coin charmant qui est si près de Marseille. Un mouillage offrant un abri presque total où on peut mouiller par 5-8m de profondeur. L'eau est tellement limpide que j'ai pu voir l'ancre posée sur le fond de sable et d'herbe. Du fait que ce coin est très fréquenté, vu la proximité de Marseille, assurez-vous que vous ne serez pas seuls, surtout en journée. Le soir, on avait remarqué même pas une dizaine de bateaux mouillés à coté de nous. C'était tout bonnement une nuit paisible et reposante. Le lendemain, je me suis réveillé pour vérifier l'ancre et j'ai vu une véritable carte postale devant mes yeux. Quelle merveille!


Port Pomègues, vue de haut

Et la fameuse carte postale



Un tour panoramique du mouillage

mardi 19 août 2008

La grande traversée: Sanary à Marseille

Ah... c'est bientôt la fin des vacances et de notre croisière en Méditerranée. Nous avons quitté la tranquillité du port à Sanary-sur-Mer pour remonter à Marseille. Au départ, j'envisage le retour en une seule escale, avec un mouillage dans l'une des calanques à mi-chemin. Ça nous ferait une quinzaine de mille à parcourir, pour chaque partie donc une demi-journée de navigation sur deux jours. On regarde les prévisions météo pour les heures à venir, dans notre zone de navigation donc un vent S/SE force 2-3 dans la matinée, puis S/E force 3-4 vers 12h jusqu'au soir, changeant N/NO force 5-6. Alors, ce n'est pas forcément le vent idéal au mouillage vu que les calanques sont très peu abritées par vent S/SE/E. Il faudra voir une fois sur place... il s'avère que les roulis rendront la tenue au mouillage instable sans parler du fait que ça ne plaira à Eva. Le plan B, c'est de s'arrêter dans le port de Cassis à l'improviste encore une fois. Avec un peu de chance, on nous calera sur le quai comme précédemment. Et au pire, le plan C... et bien c'est de tirer des bords jusqu'à Marseille. Finalement, nous adoptons le plan C. Soyons fous! Nous sommes jeunes.

Eva qui garde toujours le sourire, enfin on vient de partir...

Une fois sous voiles au large de Sanary, le Bobato atteint une bonne vitesse de croisière grâce un vent de travers de 7-9 nœuds. Je ne change pas de bord pendant une bonne heure. Je remarque que le cordage dans le tambour de l'enrouler a sauté du tambour. Du coup, la corde s'est enroulée à l'extérieur qui nécessite une intervention de ma part. Je m'installe donc à l'avant bien calé sur le pont afin de régler les nœuds. Hélas, je suis obligé d'enlever tout le cordage de l'enrouleur. Au bout, 5 minutes je réussis à tout remettre en ordre. La leçon tirée de cette histoire. Eh bien, surveillez bien le tambour et enroulez doucement qu'on envoie le génois. Rien de grave mais à éviter quand le vent est fort et la mer déchainée. J'ai eu de la chance, je me bronzais tranquillou...

Un petit vent arrière

Peu de temps après, avant l'arrivée dans la baie de la Ciotat le vent change direction (vent E) et s'affaiblit. Le Bobato ralentit avec le vent arrière. J'en profite pour passer le génois à bâbord, donc les voiles en ciseau. Nous avançons à 4 nœuds tout doucement jusqu'à la baie de la Ciotat. Puis, quelques milles plus loin, je vire de bord pour pouvoir traversée la baie de la Ciotat d'un seul coup. Le vent forcit un peu qui nous aide à gagner du terrain.


On entre dans la baie de la Ciotat

Mais au niveau de la calanque de Figuerolles, c'est la pétole... Je suis obligé de virer plusieurs fois afin d'atteindre la baie de Cassis. Eva et moi discutons la possibilité d'aller plus loin plutôt que de tenter la chance au port de Cassis. Du coup, c'est parti pour les calanques. En entrant dans la baie de Cassis, on regagne de la vitesse et le vent nous emporte jusqu'au niveau des calanque d'En Vau et de Port Pin. Puis, la pétole encore une fois...

Près de l'entrée des calanques d'En Vau et Port Pin

J'allume le moteur car on se fait secouer dans les sens par les roulis. J'enroule le génois mais je laisse la grand-voile. Le but c'est d'atteindre la calanque de Morgiou pour passer la nuit. Nous continuons au moteurs pendant une bonne demi-heure. Je vois l'entrée de Morgiou qui est très large et ouverte aux vents S/SE/E. En l'occurrence, il y a un SE qui se fait sentir quand nous entrons dans la calanque pour tenter un mouillage. On remarque qu'il y a très peu de bateaux au mouillage. Ca nous permet de trouver une bonne place pour jeter l'ancre. Je manœuvre le Bobato à un endroit où on a 8m de profondeur. Eva prend la barre et s'occupe du moteur pendant je descends l'ancre. Une fois l'ancre est posée sur le fond je regagne le cockpit pour voir on a une bonne tenue. A priori, tout me semble OK... On surveille le mouillage en prenant quelques relèvements au compas et à l'aide du GPS. Mais au finale, nous décidons d'abandonner le mouillage car je n'ai pas confiance en la tenue de l'ancre du simple fait que les roulis arrivent de façon importante dans la calanque. Nous n'allons pas passer une bonne nuit au mouillage. C'est sûr! Du coup, on fait le nécessaire pour quitter le mouillage de Morgiou. Ce ne sera pas pour cette fois-ci...

Sortant de la calanque de Morgiou

En ce moment, je demande à Eva si elle se sent capable d'aller jusqu'à Marseille au cas où on ne trouverait pas de mouillage confortable dans les calanques. Elle me dit, soyons fous! Enfin, soyons prudents avant tout. C'est donc ce que nous décidons de faire après avoir passé dans la calanque de Sorimou, là où nous avions déjà passé la nuit. C'est toujours la même histoire. La calanque est trop exposée au vent S/SE/E. Je le sens mal. Tant pis, je mets le cap sur Marseille (toujours au moteur) et cette fois-ci pour gagner du temps, je choisis le passage étroit de l'ile Maire pour regagner la Rade de Marseille. Je vérifie à plusieurs reprises sur la carte ainsi que sur le GPS que le passage sera praticable. Sur la carte, à l'endroit où on franchit le passage, le fond est à environ 2,5m. En principe, il n'y aura pas de soucis vu mes 1,42 de tirant d'eau... De toute façon, j'avais déjà vu pas mal de bateaux emprunter ce raccourcit. Nous traversons encore une fois le Plateaux des Chèvres, l'endroit à haut fonds. Ça m'impressionne toujours de voir le fond défilé sous le bateau. A environ 0,5 mille du passage de l'ile Maire, j'aperçois un voilier qui rentre dans le passage. C'est parfait, ça me donne l'occasion de voir comment m'y prendre. Enfin, c'est à nous... Je suis toujours au moteur et sous grande-voile en entrant dans le passage. Nous avons un vent arrière qui nous pousse mais je laisse le moteur allumer tout de même. Disons que je savais que nous entrons dans une zone à haut fonds, mais quand on regarde le sondeur affiché 15m, puis 11m, puis 9m, puis 6, 5, 4, 3, et enfin 2,6m sur une distance d'une cinquantaine de mètres et en même d'autres bateaux arrivent dans le contre-sens, ça fait hérisser les poils! Mais immédiatement après avoir franchit le passage, on voit les chiffres affichés sur le sondeur qui augmentent. 3, 4, 7, 9, 13m ainsi de suite... Ouf! C'est magnifique car nous sommes dans la Rade de Marseille, à 7 milles du terminus, et la mer est très calme et le vent arrière nous fait bien avancer! On sent vraiment un calme dans l'air et même chez nous. Eva me propose un gouter pour le 4 heure car elle a finalement envie de grignoter un bout! Nous mettons encore une petite heure pour arriver au Vieux Port. Il est vers 18h et il ne restent plus beaucoup de places sur le ponton d'accueil. Heureusement, le Bobato se cale toujours bien. Soulagés et fatigués de notre traversée, je propose à Eva de diner en ville ce soir. Bien sûr, nous retournons manger des moules frites!

Les iles près de Riou

Entrant dans le passage de l'ile Maire (notre position: 43°12'46.84"N, 5°20'19.23"E)

De l'autre coté du passage (raccourci), l'ile Maire

Dans la Rade de Marseille



Enfin, c'est calme!

L'une des dernières places pour la nuit

Notre position: 43°17'37.12"N, 5°21'52.05"E

dimanche 17 août 2008

Cap sur Sanary sur Mer

Nous avons quitté le port de la Ciotat pour faire une traversée de 12 milles jusqu'à Sanary sur Mer. Hier, j'avais hésité entre Bandol et Sanary, et puis finalement grâce à des conseils de nos voisins retraités très, très sympathiques (Richard et Maïté de Port Camargue qui vivent à bord leur 11m), ils nous ont fortement conseillé le port de Sanary car il est plus accueillant et moins cher. En plus, Eva et moi connaissons déjà bien Sanary et Six-Fours. Donc c'est gagnant, gagnant. Ce matin, on a eu un petit vent de force 2, N/NO qui s'est éteint à 2 milles de Sanary. Du coup, j'ai mis un petit coup de moteur et puis à 1 mille du port le vent a changé de direction. Ça nous a poussé (il y avait que la GV envoyée) jusqu'à l'entrée étroite du port. Nous sommes super bien installés à la panne n°4 en face de l'église. Il n'y a pas de mieux...

Pour les jours à venir, j'ai décidé de rester ici à Sanary comme base, puis nous allons faire des sorties sur les iles d'Embiez chaque jour pour repartir mercredi matin. Je pense que c'est ici où nous ferons demi-tour pour remonter vers Marseille. Eva dois reprendre le travaille dans 9 jours et moi, je resterai près de Marseille pour profiter de la navigation en solo par là.

On large les amarres! Merci Richard et Maïté

Traversée: La Ciotat > Sanary sur Mer

En arrivant sur Sanary

Mouillage des Embiez

La pêche a été bonne...

Au fait, nous avons découvert le canal 63 (Cross Med), il y a quelques jours. C'est très pratique. La météo est diffusée toutes les 30 secondes.

Le tarif à Sanary la nuit pour un 7m = 15EUR. Les sanitaires (et la capitainerie) sont loin de notre place, mais bon le Bobato est en face de l'église. Une place de rêve! Encore grâce à sa taille, nous sommes super bien installés.

Notre position: N°43.07.037', E5°48.063'.

samedi 16 août 2008

La calanque de Figuerolles

Nous nous sommes promenés vers la calanque de Figuerolles à 20 minutes du port de la Ciotat. C'était une balade tranquille et la vue en descendant dans la calanque est royale! Le soir, on a tous profité d'un feu d'artifice au premier loge. Nos voisins nous ont invité regarder le spectacle et pour boire un coup. Du coup, on a discuté jusqu'à minuit. Le samedi soir est très animé à la Ciotat pendant la période actuelle. Il y a toujours le marché nocturne, puis le bal de samedi soir (la fièvre de samedi soir!) On se fait bercer par la musique... Bonne nuit!

Sur le chemin en descendant

Il y a même la possibilité de mouiller dans l'étroite calanque de Figuerolles. Ici, on voit 2 voiliers mouillés, surement que pour la journée.

Notre position à la plage: 43°10'0.12"N, 5°35'50.37"E

samedi 9 août 2008

La sortie vers l'île Maire

Toujours à Marseille, aujourd'hui nous avons navigué une quinzaine de milles du Vieux Port jusqu'au niveau du Cap Croisette et l'ile Maire, histoire de tirer quelques bords pour découvrir les coins sympa autour de Marseille. Le vent soufflait à environ 7-10 nœuds en y allant donc on avançait plutôt bien au près. Sauf qu'il y avait des restes du Mistral... La mer était encore agitée du coup on a pris des houles et des creux en rentrant à Marseille. Ça nous a bien secoué au niveau de l'ile Maire où nous faisons demi-tour pour rentrer sur le Vieux Port. On voyait les houles arrivées à bâbord de manière importante. Eva n'était pas très contente après moi. Enfin, j'ai eu l'occasion de mieux découvrir le Bobato et d'apprécier ses qualités marines. En rentrant, au niveau des iles Frioul, la mer s'est calmée ainsi que les nerfs d'Eva. Nous sommes arrivés au Vieux Port vers 18h30 sous un soleil couchant comme dans une carte postale. Une petite sortie de 3h dans la Rade de Marseille nous a apporté plein de sensations!

Ce soir, Eva et moi mangeons au resto au bord du Vieux Port. Nous nous promenons en amoureux jusque de l'autre coté du port près de la Mairie. On sent encore les houles de cet après-midi dans les jambes. La nuit tombe en douceur, on voit la Notre Dame de la Garde bien éclairée en haut depuis le port. C'est une belle ambiance Marseillaise. Au menu ce soir, nous choisissons des moules frites. Miam, miam!



Au près, ça avance...

On arrive sur le Cap Croisette

L'ile Maire de plus près

On franchit le Cap


Le retour mouvementé

C'est beau! Deux voiliers rentent du Frioul au vent arrière

Le Vieux Port la nuit